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L'actualité de l'éducation

 

Au Sénégal

Voir ce portail: http://isenegal.free.fr/education.htm

Ou encore le site du gouvernement sénégalais: http://www.gouv.sn/

 

Programme décennal de l’éducation et de la formation (PDEF)

Le programme décennal de l’Education et de la formation pour le Sénégal est conçu dans le cadre de l’initiative spéciale des Nations Unies pour l’Afrique.

Cette initiative procède de la volonté du système d’appuyer en Afrique des secteurs aussi importants pour le développement que l’éducation, la santé, l’agriculture, l’aménagement du territoire.

Compte tenu des enjeux liés d’une part à l’entrée dans le troisième millénaire et d’autre part, à la mobilisation des ressources et des énergies internes et externes, il est apparu nécessaire de mettre en place, dans les 10 ans (1998-2008), un programme capable de transformer les systèmes éducatifs en vue de les rendre plus performants.

Il s’agit en définitive, d’articuler l’ambition de la scolarisation universelle à celle du développement d’une société économiquement forte, socialement structurée et culturellement épanouie. A cet effet, le programme décennal de l’éducation et de la formation du Sénégal doit assurer une évolution qualitative et quantitative du secteur.

Les différentes stratégies mises en œuvre pour l’élaboration de ce programme ont consisté à :

  • mobiliser l’expertise nationale à travers plusieurs rencontres pour l’étude diagnostique et la proposition d’un plan d’action.
  • informer et sensibiliser les bailleurs de Fonds pour motiver leur intérêt à financer le programme.
  • impliquer les partenaires sociaux et les structures décentralisées dans le processus d’élaboration.

La mise en œuvre de cette démarche participative a permis de créer les conditions d’un large partage à propos de la définition des grandes lignes du programme.

Sans renier les acquis importants du système, il s’est agi d’en établir un diagnostic sans complaisance, à partir duquel il a été possible de proposer les remédiations nécessaires, au plan des actions à entreprendre ainsi que les ressources nécessaires et les modalités de mise en œuvre.

De même, et compte tenu des champs d’exercice de l’éducation, il est nécessaire d’obtenir une mobilisation autour du programme.

Au niveau interne, cela implique une plus grande synergie des actions dans les structures centrales comme décentralisées.

Au plan extérieur, l’opportunité est donnée dans ce programme, de fédérer avec une plus grande cohérence et une adhésion plus forte, les interventions des différents partenaires au développement.

C’est pourquoi, à côté du défi de l’élaboration d’un document de programme, il nous importe d’en relever un autre, encore plus important : celui de la mise en œuvre du programme. Il appelle des changements dont le moindre n’est pas celui des structures et de leur fonctionnement. En tout état de cause, il convient d’imaginer pour le pilotage central du PDEF comme pour sa gestion au quotidien quelques modifications.

Il doit en résulter en dernière instance un instrument dont la mise en œuvre permettra l’émergence d’un pays transformé et qui aborde le 3e millénaire avec un certain espoir.

 

 

Projet "Histoire d’école"

 

 

C’est un partenariat dans le cadre d'une revue (un roman-photo) et d'un téléfilm que Pour Les Jeunes a créé depuis l'année dernière et qui sont destinés exclusivement à l'éducation. Tous les scenarii portent sur l'école et les acteurs sont des professeurs, des élèves et des étudiants. C'est pour dénoncer les maux de l'école sénégalaise, pour éduquer, pour sensibiliser et pour  susciter le goût de la lecture chez les jeunes. Les cibles sont les parents, les professeurs, les autorités et surtout les élèves. 

 

Elaboré avec le REPRO-EFFA (Réseau des profs de français pour l'éducation des filles et la formation des femmes en Afrique) et le RESACLAP (Réseau des clubs de littérature, d'art et de philosophie) le projet consiste à aller dans un établissement chaque mois, pour la projection d'un film suivie de débats.

 

 

Ces films suivis de débats entre élèves, professeurs et professionnels de l’éducation feront une émission qui s’appelle : « Histoires d’écoles ».

 

Pour Les Jeunes

Roman-photo et téléfilms destinés à l’éducation

HLM Grand-Yoff, villa 662

Tél: 221 77 557 24 03/ 221 76 699 10 80/ 221 30 101 11 80

Email: ogosarr@yahoo.fr


 

Autres pays:

 

Cameroun: Un concept de réforme basé sur la loi d’orientation scolaire
Par Jacques Bassock - 26/09/2010

Il devrait s’accompagner d’une «Didactique des ondes linguistiques»

 

Le Cameroun se retrouve depuis quelque temps en plein chantier de consolidation de sa modernité. Et l’un des ouvrages les plus ambitieux et sans doute le plus complexe est celui de la reforme de l’éducation, commencée en 1998 à la suite de la promulgation de la loi d’orientation scolaire n° 98/04 du 4 avril 1998. Le projet de reforme de l’éducation est d’autant plus complexe et lourd de significations qu’il représente en lui tout seul l’aspect le plus sensible du projet de société de l’Etat. Sa mise en exécution exige non seulement la constitution d’un Think Tank et d’une étude minutieuse préalable, mais aussi et surtout une préparation discursive, un engagement sans faille et un investissement conséquent. C’est pourquoi on peut aisément comprendre, en l’absence des hypothèses de base ci-dessus énoncées, les raisons pour lesquelles les ministères en charge de son exécution peinent encore à lui trouver un concept théorique et pratique clairement pensé et original. Mais s’il est vrai que les lacunes dans la conception et l’organisation d’une reforme ne sont en rien propres au seul Etat du Cameroun, force est tout de même de constater que l’heure est résolument arrivée, pour nous qui avons connu une histoire coloniale mouvementée, de mettre nos intelligences en synergie pour enfin réaliser ce dont les Camerounais, y compris l’Etat, attendent avec impatience pour engager la marche vers une modernité souhaitée. 

Avant toute chose, il a fallu d’abord penser au concept architectural de nos écoles et de leurs espaces. Au 21ème siècle, le Cameroun n’en possède pas un. L’expérience du terrain montre qu’il n’existe pas au Cameroun un standard architectural de la maternelle à la classe de terminale et qui, surtout, prenne en compte les aspects géographiques, climatiques, culturelles et sociales. Or le projet «École» n’est pas une mince affaire. Il va au delà du pédagogique et de l’administratif. Il doit absolument intégrer l’élément architectural dans la mesure où l’école est le milieu de vie des élèves et des enseignants. Nous sommes tous conscients de ce que le climat et l’environnement deviennent de plus en plus rudes pour l‘activité d’apprentissage et d’assimilation des connaissances. Il faut donc que le cadre de vie scolaire au Cameroun soit agréable et adapté aussi bien aux exigences de notre époque qu’aux desiderata de ses acteurs. Mais il faut ajouter que le plan architectural d’une école maternelle sera différent de celui d’une école primaire qui, lui-même, sera différent de celui d’un collège ou d’un lycée. De même le plan architectural pourrait connaître des influences culturelles régionales. Il s’agit en fin de compte de pallier ces carences en proposant aux écoles ce qui leur a manqué le plus.

 

 
© Journalducameroun.com 
Jacques Bassock, le didacticien

Le concept de reforme va de la maternelle en classe de terminale. L’école maternelle aura déjà la chance de proposer aux tous petits élèves trois langues: le français, l’anglais et une autre langue, qu’elle soit maternelle, régionale ou véhiculaire, et l’enseignement mettra plus l’accent sur l’aspect oral afin de mieux maitriser ces langues. Ainsi les professeurs des écoles pourront concevoir et dresser des portfolios pour chaque enfant. Et ces portfolios seront complétés au fil des apprentissages, des années et exploités en classe de 5ème, dernier niveau du cycle préparatoire du secondaire et moments des orientations décisives. Ce portfolio les suivra d’ailleurs toute leur vie.

En sortant de l’école maternelle, les élèves entreront dans le cycle primaire avec déjà une base linguistique, une compréhension même minime, une envie et un amour de ces langues, car c’est petit que l’on apprend et que l’on assimile mieux les choses. En école primaire, ils sont déjà plus grands et auront été initiés à la fin du cycle maternel à la lecture et à l’écriture. Le trilinguisme agissant sera renforcé sous sa forme immersive. L’immersion pourrait être partielle et ciblée. Fort de leur bagage linguistique, les élèves du cours préparatoire au cours moyen seront initiés aux mathématiques et à la «logique endogène», à l’observation, la compréhension et l’interprétation des phénomènes physiques ou sociaux, à la pratique des activités sportives, artistiques, culturelles et littéraires (les contes, les fables, les épopées etc.). En plus d’apprendre et de découvrir d’autres langues que la langue maternelle ou locale, ces élèves auront des enseignements sur l’écologie. Les faire sortir de la classe et aller à la découverte du monde de la faune et de la flore qui les entourent au Cameroun. Puis vers le cours élémentaire tous ces apprentissages seront intensifiés jusqu’au cours moyen et ainsi ils seront déjà capables d’écrire de petits rapports, des voyages dans la région devraient être également organisés. 

Dès le cours élémentaire, les élèves seront initiés à la conception et au développement des projets et on renforcera leurs capacités de rédaction, de présentation d’exposés et de projets. Le premier cycle sera sanctionné par un CEP et un certificat de langues (Certificat première onde linguistique). Ensuite le second cycle comprendra trois cycles:

Le premier cycle ou le cycle des enseignements secondaires pour l’observation et la prise de décision
Le 1er cycle concerne les classes de 6ème et de 5ème. Il s’agira de la consolidation des pré-requis et du renforcement des capacités de l’élève dans les matières où son génie individuel s’exprime le plus. On permettra aux élèves d’observer les différentes filières qui l’intéresseraient et on lui donnera ainsi qu’à ses parents le temps de prendre la bonne décision. De même, on pourra introduire dans ce cycle l’apprentissage d’une nouvelle langue étrangère.

 

 
© Journalducameroun.com 
Dr Jacques Bassock et le Pr. Gerhard Neuner

Le second cycle ou cycle des enseignements secondaires pour l’orientation et le choix professionnel
Il est constitué de 3 niveaux (classes), à savoir 4ème, 3ème et seconde. Les séries ont toutes un rapport avec la professionnalisation à quelque niveau que ce soit. Il s’agit: Des sciences exactes; Des sciences techniques (On n’oublie pas les nouvelles technologies de la communication.); Des beaux arts; Du sport, de l’animation sportive et culturelle et de des sciences médicales; Des sciences littéraires, linguistiques, juridiques, de la communication et des médias et des sciences sociales. Il serait fastidieux d’énumérer toutes les matières relevant de ces différentes filières. Le second cycle sera sanctionné par un brevet d’études du second cycle qui sera présenté en classe de seconde. Chaque filière donnera droit à des apprentissages et à des stages pratiques dont les notes compteront dans le décompte final. Des détenteurs du Brevet pourraient faire des stages approfondis en entreprise et se voir recruter par celle-ci pour un début de carrière. Mais ils pourront aussi se mettre à leur compte et encouragés par l’Etat, les collectivités locales et les banques. 

Le troisième cycle ou cycle des enseignements secondaires approfondis
Il est fait des classes de 1ère et Terminale. Il reprend toutes les filières du second cycle, les approfondit et professionnalise en quelque sorte l’élève qui sait à court terme ce qui l’attend: l’université, les grandes écoles, les stages en entreprise, le début de carrière professionnelle ou la création d’entreprise. Il revient à l’Etat, aux banques, aux collectivités locales de soutenir ces derniers dans le cadre de la création des richesses.

Un projet prêt pour l’application
Le projet est, sur le plan scientifique et pratique, fin prêt pour être appliqué. Dans le domaine de l’apprentissage et de l’enseignement des langues, l’on a développé une didactique appelée «Didactique des ondes linguistiques» qui devrait accompagner le projet de l’enseignement et de l’apprentissage simultanés des langues officielles et nationales cher à la loi d’orientation scolaire de 1998 au Cameroun. Dès la maternelle, il faut élaborer une pédagogie et une didactique adaptées qui seront en conformité avec la loi de réforme ou loi d’orientation scolaire. La didactique des Ondes Linguistiques a été homologuée dans le cadre d’un doctorat à l’université de Kassel en Allemagne. La Didactique des Ondes Linguistiques prendra en considération l’enseignement de trois langues dès la maternelle pour créer une dynamique et une continuité pédagogiques si mon projet venait à être adopté un jour par les grandes instances au Cameroun.

 

 
© Journalducameroun.com 
Jacques Bassok

Se pose aussi le problème des certifications. Les apprentissages dans les écoles «modernes» se terminent par l’octroi des CERTIFICATIONS. Elles sont la preuve que leur détenteur a passé avec succès le cursus d’études et possèdent un certain nombre de connaissances qui lui permettent d’assumer un rôle donné dans la société. Dès lors, il est souhaitable que toute CERTIFICATION ou diplôme ait une valeur directement rentable dans la société et permette à son détenteur d’en jouir même à l’extérieure de nos frontières. C’est ainsi que les certificats de langues N°1, 2 et 3 pourraient permettre à leurs détenteurs de travailler directement dans des entreprises qui ont besoin de leur expertise ou alors de continuer leurs études à l’étranger sans plus perdre du temps et de l’argent pour l’apprentissage. Ce serait une forme d’épargne. Le Brevet d’Etude du Premier Cycle devrait être à mi-chemin entre un diplôme professionnel et celui d’enseignement général ou technique. De plus, il devrait pouvoir être équivalent ou supérieur à ceux des systèmes francophones, anglophones ou germanophones similaires. 

Ce projet redéfinit aussi et renforce surtout les capacités de l’Institut de Recherche au sein du prochain Ministère des Enseignements Primaires, Secondaires et professionnels du Cameroun. L’institut est en réalité une cellule de monitoring des activités éducatives. Son objet est l’évaluation de l’activité et des méthodes d’enseignement. Il évalue les outils pédagogiques qui sont entre autre les curricula officiels et les manuels scolaires. Il évalue aussi la pertinence de l’activité administrative dans les services centraux et extérieurs. Il peut proposer à l’autorité de tutelle en cas de satisfaction du travail fourni par tous les acteurs que les élèves camerounais participent aux sessions du PISA (Programme for International Student Assessment) de l’OECD. Ceci aurait l’avantage de comparer les performances et le degré de réflexion des jeunes camerounais à ceux de leurs égaux des Etats européens, nord-américains, japonais ou coréens. Et c’est l’Etat du Cameroun et les Camerounais en général qui gagneraient en crédibilité.

L’institut est en fin de compte un cadre de recherche, de conception ou de réajustement du projet éducatif en vue de l’amélioration de la qualité de l’éducation. Elle a aussi pour but de prévoir et d’anticiper sur des problèmes que pourrait connaître l’éducation ou le marché de l’emploi dans notre pays. Pour ce faire, il a la même qualité qu’un institut de recherche universitaire et scientifique. Ses cadres seront aussi bien des universitaires que des professeurs des lycées et des écoles présentant un profil correspondant. Toute autre personne ayant un profil similaire pourrait être employée en fonction des projets disponibles et de leur durée.


 

© Journalducameroun.com